Haïti
UPA DI est active en continu sur le territoire haïtien depuis 2009, en toute solidarité avec nos partenaires, malgré le contexte difficile de ce pays.

AVETI



Le chapitre d'AVETI
se conclut

Le projet AVETI : Adaptation climatique et valorisation économique des filières agricoles en Haïti a pris fin en mars 2025.
Lancé en 2019, AVETI a permis à plus de 5 450 agricultrices et agriculteurs d’adopter des techniques innovantes et différentes pratiques d'adaptation aux changements climatiques pour renforcer les chaînes de valeur des filières cacao et igname. Pour y arriver, pas moins de 53 champs-écoles paysans ont été mis en place pour faciliter l’apprentissage et la diffusion des bonnes pratiques agricoles.
Après six années de mise en œuvre, il est maintenant possible d’en apprécier les résultats!
Augmentation du rendement agricole
Les productrices et les producteurs agricoles de six communes des départements du Sud et de Grand'Anse ont amélioré leurs rendements. La filière cacao, en particulier, a maintenant une production de 58 % supérieure à la moyenne nationale.
Le projet a ainsi contribué à l’amélioration du bien-être économique et à la réduction de la vulnérabilité par une augmentation de la résilience climatique, économique et sociopsychologique des personnes participantes.
Des services collectifs adaptés et diversifiés
AVETI a permis l’amélioration de la gouvernance des organisations professionnelles agricoles partenaires ainsi que le développement de l’offre de service à leurs membres.
Parmi les nouveaux services collectifs mis en place, on compte la taille phytosanitaire et l’implantation de pépinières de plants d’igname, d’arbres fruitiers et forestiers. Certaines entreprises associatives ont également développé et commercialisé de nouveaux produits comme le beurre de cacao et les chips de bananes ou de fruits à pain.
Ces innovations ont augmenté la valeur ajoutée des filières agricoles et généré des revenus supplémentaires pour les membres.
Une meilleure intégration des femmes et des jeunes
Les organisations partenaires ont mis en place de nouvelles instances telles des comités en environnement, des comités de crédit et des points focaux genre dans le but d’améliorer la participation des femmes et des jeunes dans leurs processus décisionnels. Elles ont également établi des plans d'action environnementaux.
Malgré le contexte excessivement difficile dans lequel vit le peuple haïtien, ces femmes et ces hommes démontrent une résilience hors du commun et une volonté inébranlable d’améliorer leur sort. Nous sommes très fiers d’avoir pu réaliser ce projet aux côtés de nos sœurs et frères de terre et nous espérons les retrouver bientôt à travers de nouvelles initiatives en Haïti.
Le projet AVETI a été mis en œuvre par l’Alliance agricole internationale, formée de la Société de coopération pour le développement international (SOCODEVI), le Centre d'étude et de coopération internationale (CECI), UPA Développement international (UPA DI) et Développement international Desjardins (DID). Il est rendu possible grâce au soutien financier du Gouvernement du Canada, par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.
Économie circulaire


L'espoir au menu

L’année 2024-2025 fut une autre année marquée par la violence, l’exode urbain, l’inflation et l’insécurité alimentaire en Haïti. Malgré tout, le modèle de l’économie circulaire a de nouveau fait ses preuves.
L’inflation démesurée des prix des biens importés, dont les produits alimentaires qui se rendent difficilement en zones rurales éloignées, aggrave de manière considérable l’insécurité alimentaire dans le pays. C’est donc grâce à la dynamique de l’économie circulaire, qui favorise la valorisation des produits agricoles locaux et l’approvisionnement auprès des familles agricoles et de leurs organisations, que les cantines scolaires sont toujours opérationnelles.
Pour plusieurs familles, la cantine scolaire est la principale motivation d’envoyer les enfants à l’école, car ils y mangeront possiblement leur seul repas de la journée. De plus, la cantine scolaire représente un marché solvable, régulier et prévisible qui permet aux familles agricoles d’écouler leur production. Ce revenu est essentiel sachant que les familles ont du mal à acheter les produits au marché par faute de moyens.
Cette année, 95 564 repas ont été servis à 1 355 élèves dans six écoles. Les groupements féminins ont participé à plusieurs formations et ont démontré leur résilience en développant de nouvelles initiatives commerciales inspirantes, dont la vente de produits alimentaires transformés et des services pour la population locale.
Deux groupements, la Konbit Fahn Kaskad-Dibrey (KOFAKAD) et le Collectif des femmes paysannes pour l’avancement de la communauté de Doriole (COFPACOD), ont respectivement généré des revenus de 430 $ et 260 $ canadiens. Cela peut sembler peu, mais ces revenus font une réelle différence dans un contexte d’extrême pauvreté.
Ces résultats nous encouragent à poursuivre notre appui à nos partenaires en Haïti. Nous espérons qu’ensemble, nous pourrons traverser la tempête qui secoue le pays et bâtir un monde plus inclusif où chacune et chacun mange à sa faim.
L’économie circulaire en Haïti est rendue possible grâce au soutien financier de Manger local fait grandir le monde, de la Fondation internationale Roncalli et de la Fondation Louise Grenier.
Carboneutre AYITI - FO-RI



Café et cacao

Depuis 2022, le programme FO-RI (Farmer-led Research and Innovation) : encourage la recherche et l’innovation menées par les agricultrices et les agriculteurs pour rendre les systèmes agroalimentaires plus résilients aux changements climatiques.
Le programme permet la tenue de projets de recherche-action afin de diversifier les systèmes agroforestiers à base de café et de développer la culture de cacao dans la région de Baptiste pour régénérer les sols et améliorer les rendements des productrices et des producteurs.
Durant l’année 2024-2025, 1 266 personnes membres des coopératives de l’Union des coopératives caféières de Baptiste (UCOCAB) ont été formées sur la recherche-action, l’agroécologie et les revenus agricoles et ont participé aux activités de recherche-action.
- Trois journées de formation théorique et pratique avec un agronome professionnel ont permis à 50 personnes de se familiariser avec la fabrication de biofertilisants et de biopesticides tels le bokashi, le compost et le thé de compost pour réduire leur dépendance aux pesticides chimiques;
- Deux formatrices professionnelles ont tenu trois tournées de formation et de sensibilisation dans les huit coopératives membres de l’UCOCAB sur des thèmes liés à l’agroécologie en s’attardant aux questions liées au genre et à l’inclusion des jeunes. Grâce à elles, le niveau de participation des femmes ne cesse d’augmenter;
- Neuf pépinières de café, d’arbres forestiers et d’arbres fruitiers ont été mises en place depuis le début du projet. Or, c’est cette année seulement que la première pépinière de cacao comprenant 20 000 plantules a vu le jour!
Un deuxième volet de recherche-action se fait en collaboration avec le département d’agronomie de l’Université chrétienne du Nord d’Haïti (UCNH). Sous la supervision du corps enseignant, les étudiantes et les étudiants ont réalisé différents diagnostics ainsi qu’une analyse biochimique et de fertilité des sols sur 15 parcelles situées à différentes altitudes pour orienter le développement de la cacaoculture dans la zone.
Ce projet est prometteur et parvient à mobiliser un nombre grandissant d’agricultrices et d’agriculteurs! Nous suivrons avec attention les réalisations des agricultrices et des agriculteurs impliqués au cours de la prochaine année.
Le projet FO-RI est rendu possible grâce au financement de l’Union européenne et de l’Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS), par l’entremise d’AgriCord.






